lundi 29 septembre 2008

2008-09-29 - Troubled Assets Relief Program

Les analystes patentés et moi
ne faisons pas la même lecture de la situation.

Peu importe comment nous en sommes arrivés là,
toujours est-il que les grands financiers sont affaiblis.

Alors il me semble que c'est le moment où jamais
d'en profiter pour leur asséner le coup de grâce
afin de nous libérer de leur emprise
une bonne fois pour toutes.

Mais non, au lieu de reprendre sa destinée en main
et de réinventer le monde autrement,
la population va préférer dilapider toutes ses économies
et même hypothéquer l'avenir de ses enfants
pour sauver les grands requins de la finance.

Ils ne sont même pas capables de prévoir une semaine à l'avance,
comment peut-on croire leurs promesses sur 5 ou 10 ans ?

Ces centaines de milliards
ne feront que leur faire gagner le temps qu'il faut
pour imaginer de nouveaux stratagèmes, de nouvelles arnaques.

Laissons-le donc faire le foutu marché
s'il peut nous débarrasser de ces tricheurs.

Qu'est-ce qui presse tant que ça ?

Nous avons l'éternité devant nous...

Qu'ils se plantent, puis nous repartirons du bon pied
sur des bases de justice sociale, d'équité, de partage et de solidarité.

Sergio

lundi 4 août 2008

Les contingences matérielles,
c'est pour les p'tites natures

Je met ma vie en jeu dans tout ce que je fais.

J'utilise un clavier, pas un fusil,
mais comme n'importe quel autre soldat,
je suis prêt à mourir n'importe quand.

Que ça me paie ou pas, ça n'a rien à voir.

La capacité de payer du client
ne rend pas un projet inutile intéressant.

Je combat pour défendre la Vie au péril de la mienne.

«No pain, no gain!»

Si d'une manière ou d'une autre,
je peux aider les gens à sortir de leur profonde ignorance,
alors tous ces efforts auront valu la peine.

Et si je ne réussis pas, alors au moins j'aurai essayé.

Je ne suis peut-être qu'un rêveur,
mais je ne suis pas le seul.

Si un jour tu te joins à nous,
le monde sera meilleur!

Sergio

dimanche 27 juillet 2008

La place de l'être humain

Souvent je lis des textes où on dit des choses telles que :

Dans toute la création, les êtres humains sont les seuls qui...
(Ici, vous pouvez insérer ce que vous voulez, par exemple :
- qui pensent
- qui aiment la musique
- qui sont capables de s'entretuer
- qui sont capables de parler
- qui ont conscience de leur mortalité
- qui ont soif d'éternité
- etc)

C'est joli, mais heureusement c'est faux !

Parce que ça ne tient pas compte de comment la pensée fonctionne.
La pensée est une, chaque fois que je pense,
tout l'univers pense simultanément.

Parce que c'est davantage la musique qui fait les humains
que les humains qui font la musique.

Parce que l'attraction et la répulsion, l'amour et la haine,
ce sont des forces universelles qui mènent les humains
comme elles mènent tout le reste.

Parce que si chaque atome parle à tous les autres tout le temps,
tout ce qui vit sur cette planète est en communication constante
avec tout ce qui vit sur cette planète.

Parce que ce qui est mortel, c'est l'illusion de la séparation.

La vie et la conscience, elles, évoluent dans l'éternité, rien de moins.

Sergio

Le goût de raconter une histoire

En regardant le 2e épisode d'un film à l'imaginaire débridé,
il m'est venu l'idée que
ce n'est ni la poule ni l'oeuf qui est venu en premier,
c'est le goût de raconter une histoire.

Bon, j'en entends déjà un qui se demande
si c'est le goût de raconter ou d'écouter qui est venu en premier.

Écouter, raconter; offre, demande, ...

C'est la même chose, comme les deux côtés de la même médaille.

L'important c'est l'histoire,
celle qu'on se raconte pour donner du sens à sa vie
celles qui prétendent nous expliquer le sens de la vie
celles qui se souviennent de ce qui s'est passé
dans chaque petit racoin de la vie...

Il y en a qui ont plus que les autres
le tour de raconter des belles histoires.

Mais en fait, belles ou pas belles,
toutes les histoires font partie de la même histoire.

Du niveau subatomique au niveau supragalactique,
c'est tout ou rien, à prendre ou à laisser.

L'existence de chaque pièce du puzzle
dépend de l'existence de toutes les autres pièces.

Ce que vous faites au plus petit d'entre les miens,
c'est à moi que vous le faites.

Et c'est pourquoi ce qui a été séparé, à la fin, doit toujours être réuni.


Sergio

dimanche 1 juin 2008

L'adversité

Dans ma tête se déroule en permanence une conversation
que je mène de front avec le reste du monde.

Dans le fond, c'est toujours moi qui parle,
mais des fois je parle en mon nom
d'autres fois je donne ma voix à quelqu'un d'autre.

Souvent, je me laisse prendre à mon propre jeu,
et même si j'ai l'air bien tranquille dans mon coin,
ça discute ferme dans ma tête.

Quand j'écris, c'est un peu différent.

À tout bout de champs, à mesure que les mots s'alignent sur le papier,
c'est comme s'il y avait quelqu'un qui lit par dessus mon épaule
et qui ne se gêne pas pour me faire des commentaires.

Parfois ces commentaires m'interpèlent
et au lieu de continuer sur le même sujet,
je répond au commentaire que j'ai entendu
sans prendre le temps de l'écrire
de peur de perdre le fil de ma pensée.

Ce qui m'arrive assez souvent, je dois l'avouer.

Alors pour comprendre mes textes,
imaginez-vous que vous êtes avec moi dans le salon
et que je suis au téléphone avec quelqu'un d'autre
et que vous n'entendez qu'un côté de la conversation.

En écoutant ce que je répond,
c'est à vous d'imaginer ce que l'autre a demandé.

C'est peut-être un peu déroutant.

Mais je pense qu'à la longue,
les gens qui lisent mes lignes vont s'habituer à ma façon de penser
et ils vont entendre les mêmes commentaires que moi
au même moment dans le texte.

Autrement dit, je répond aux commentaires sur mon texte
avant même d'avoir fini de l'écrire.

Alors quand ça change brusquement de direction,
demandez-vous ce qui a pu briser mon élan
dans la phrase précédente.

Et dans le cas qui nous occupe, tout à l'heure,
par hasard je suis tombé Dans les coulisses du pouvoir à la télé
au moment où ils s'entendaient tous pour dire que Harper
venait de vivre une dure semaine
et que la prochaine s'annonce pas mieux.

Il m'est venu tout un train d'idées en rafales
sur toute les choses qui vont mal
et ce qu'il faudrait faire pour les améliorer.

Puis je me suis demandé c'est quoi l'obstacle,
c'est qui qui résiste, pourquoi ça prend tant de temps ?

Et j'ai pensé à ces personnes qui prétendent
que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes
soit parce qu'elles n'ont jamais connu la misère,
soit parce qu'elles préfèrent l'oublier,
maintenant qu'elles s'en sont sorties.

Il y a des choses qui me choquent profondément
même si elles ne m'arrivent pas à moi personnellement.

Bien qu'en mon âme et conscience je m'efforce d'aimer
tout ce qui a été, tout ce qui est et tout ce qui sera,
je peux quand même ne pas trouver beau
ce que certaines personnes choisissent de faire de leur vie.

L'un n'empêche pas l'autre.

Je peux aimer tout l'univers,
mais ne pas aimer tout ce qui s'y passe...

En fait, l'un peut être la meilleure réponse à l'autre.

Le mieux pour guérir un manque d'amour, c'est un surplus d'amour.

Ceux et celles qui guident mes pas ces temps-ci,
ce sont les futurs enfants de nos enfants.

Et mes adversaires aujourd'hui,
ce sont ceux et celles qui, consciemment ou inconsciemment,
mettent en péril la vie de ces enfants à naître.

Je n'ai aucun pouvoir de super héro et bien peu de ressources
comparativement aux forces auxquelles nous nous attaquons.

Rien ne garantit que nous réussirons à sauver les meubles.

Mais je ne suis pas venu ici faire du tourisme :

J'ai fait et je continue de tout faire
pour que la vie s'épanouisse sur cette jolie planète
pour les siècles des siècles...


Sergio

dimanche 18 mai 2008

La lumière des enfants

J'avais beaucoup apprécié le Dr Gilles Julien
lorsque je l'ai vu la première fois à Tout le monde en parle.

Ces temps-ci, je lis : «L'univers informé» de Lynne McTaggart.

Et ça m'a aidé à me rendre compte
en écoutant les meilleurs moments de TLMEP tout à l'heure,
que notre bon docteur ne parle pas à travers son chapeau:

«Je ne survivrais pas sans contact avec les enfants
car c'est la seule énergie pure...
ils ont une lumière qui nous contamine constament
et qui va m'animer jusqu'à ma mort.»
Gilles Julien

«Les enfants captent bien plus d'informations du Champ que les adultes.»
Lynne McTaggart

Les informations du Champ dont il est question se propagent justement sous forme de lumière.

Pour comprendre de quoi je parle, il faut avoir changé de paradigme.

Quand on change de point de vue,
c'est plus nous qui changeons que ce qu'on regarde.

Mais comme chacun de nous crée sa propre réalité,
quand on change vraiment, le reste suit automatiquement.

Au cours du changement de paradigme précédent,
le point de vue est passé de :

«Une terre plate et immobile au centre de l'univers,
avec un soleil le jour et des étoiles la nuit
mais on comprend pas vraiment le rapport entre les deux...»

à :

«La troisième planète d'un petit soleil
faisant partie de la galaxie nommée Voie Lactée,
elle-même perdue parmi des milliards d'autres galaxies.»

Ce changement radical ne s'est pas effectué sans heurts,
plusieurs des personnes qui défendent ces nouveaux points de vue
ayant dû assumer de lourdes conséquences dans leur vies personnelles.

(Voir : «Savants Maudits, Chercheurs Exclus», Tomes 1, 2 et 3 de Pierre Lance)

Enfin bref, le changement de paradigme précédent
est survenu suite à une meilleure compréhension de l'infiniment grand.

Le changement de paradigme courant
survient suite à une meilleure compréhension de l'infiniment petit.

Et cette fois-ci, le changement de perspective est encore plus spectaculaire.

Imaginez-vous un gant que l'on vire à l'envers.

Avant on voyait les atomes comme le plein
et l'espace entre les atomes comme le vide.

Mais en fait, c'est exactement le contraire !

Ce que l'on appelle le vide est plein de l'énergie du point zéro
qu'on peut appeler familièrement le «Champ».

Le champ est comme un fromage gruyère,
plein de trous par en-dedans par où s'échappe l'énergie.

Et cette énergie qui s'écoule comme notre sang quand on se coupe,
c'est ce que l'on appelle les atomes et/ou particules et/ou ondes et/ou cordes.

Comme notre peau qui finit par guérir, les trous dans le champ se referment
et les atomes disparaissent aussitôt car ils n'ont pas tellement d'énergie de réserve.

Ça se calcule en attosecondes.

La poule ou l'oeuf ?

Il est futile de se demander si c'est nous qui tirons ou le champ qui pousse,
la partie n'existe pas en dehors du tout et il n'y a pas de tout s'il n'y a pas de parties.

Dans la vision de la physique classique,
nous sommes séparés les uns des autres
et notre esprit est séparé de notre corps.

Dans la vision de la physique quantique,
nous sommes dans la simultanéïté, la synchronicité,
la cohérence et la non-localité.

Le siège de la conscience n'est plus dans le cerveau, ni même dans le corps,
il est dans le Champ où se trouve aussi justement notre mémoire
et celle de tous les autres.

Alors quel est le rôle des êtres humains dans ce nouveau contexte ?

Bien, en premier, de dirais que c'est de s'occuper des enfants.

Le miracle de la vie, c'est à l'accouchement qu'il se produit.

Parent ou pas, il revient à tous les grands de prendre soin des petits.

Puis, en deuxième, je dirais que c'est de s'occuper des autres.

Une chaîne n'est pas plus forte que le plus faible de ses maillons.

Incognito, ou au vu et au su de tous, partout dans la grande chaîne de la vie,
les maillons forts doivent compenser pour les maillons faibles de leur entourage.

Et ils doivent le faire de bon coeur, sans rechigner ni exiger de traitement de faveur.

C'est ça le deal : t'es plus fort, tu t'occupes des plus faibles.

Avant de te prendre pour un martyr,
dis-toi bien qu'on a tous quelqu'un de plus fort qui pourrait nous aider
et quelqu'un de plus faible qu'on pourrait aider.

La raison de ma révolte contre cette société hypocrite
c'est qu'elle est truffée de façons légales de se voler les uns les autres.

Les personnes qui savent comment faire, c'est les «winners»,
les autres c'est les «loosers».

Pour détourner l'attention du fait qu'il s'agit quand même d'un vol,
les winners disent: «Si t'es un looser, c'est parce que tu l'as mérité.»

De quels vols est-ce que je parle ?

Bien par exemple les banques, la haute finance,
le complexe militaire-industriel, les fabricants d'armes,
les grandes corporations qui profitent de la reconstruction
après que les soldats aient tout démoli.

Les 100 milliards de plus pour l'armée canadienne
ça veut dire en moyenne 5 000$ par tête de pipe.

Ce n'est pas tant l'argent que le fait que
la majorité de la population ne veut rien savoir de la guerre.

Et pas seulement la majorité de notre population,
mais aussi la majorité de la population de tous les pays du monde.

Il faudrait que les populations de tous les pays du monde
se donnent le mot pour se débarrasser le même jour
de tous les militaires qui se trouvent sur leurs territoires respectifs
et voilà, il n'y aurait plus de guerre nulle part.

Il ne resterait sur la planète que des civils ordinaires
qui vivent dans des maisons ou pas, seuls ou avec d'autres,
qui forment des familles, des communautés, qui s'organisent,
font des fêtes, évoluent dans l'harmonie et le respect mutuel.

Mais oui, c'est possible, c'est nous qui créons la réalité,
nous avons autant le droit de faire la paix que celui de faire la guerre.

Si nous décidions de changer, ce serait une grande révolution.

Au lendemain de cette révolution,
il n'y aurait pas tant de changements visibles à l'extérieur,
car cette révolution se produit d'abord à l'intérieur.

C'est la conscience qui change.

Bien sûr, la conscience change à tous les jours,
mais il ne s'agit pas d'une révolution à chaque fois.

La révolution dont je parle,
c'est celle qui se produit dans la vie d'une personne
qui arrête de profiter des autres et commence plutôt à les aider.

Il y a des catastrophes d'origine naturelle et d'autres d'origine humaine.

On peut discuter longtemps à savoir lesquelles sont lesquelles,
on pourrait même dire que, vu que les humains aussi sont naturels,
les catastrophes qu'ils provoquent sont aussi des catastrophes naturelles.

Mais cela ne ferait que nous détourner de notre propos
qui est que certaines catastrophes sont causées pas des personnes précises
et les personnes en question le savent très bien.

Moi, j'suis un vieux hippie de la gagne des sanzalures
et je ne vais pas partir en croisade pour les identifier
ni demander que l'on adopte des lois pour les empêcher de nuire.

C'est à chacun de se prendre en charge.

Certains diront que ça ne sert à rien d'écrire cela
car les personnes en question ne liront jamais ces lignes.

Mais, si chaque atome de l'univers est intimement lié à tous les autres,
alors peu importe si ces personnes les lisent ou pas mes lignes,
chacun de leurs atomes est au courant maintenant.

Fait que je continue simplement de faire ce que j'ai fait toute ma vie,
survivre par mes propres moyens, sans être maître ni esclave,
en construisant un monde volontairement plus simple.

Small is beautiful !

Sergio

samedi 3 mai 2008

Les neorhinos appuient Élections Canada

Dans Le Devoir du 3 et 4 mai 2008, Manon Cornellier a écrit :

Le conflit entre le gouvernement Harper et Élections Canada commence à sérieusement déranger. «Contrairement à certains pays en développement -- on pense au Zimbabwe --, le Canada est une démocratie mature où l'organisme indépendant chargé des élections n'est ni sous la coupe du gouvernement ni objet de ses attaques. C'est ce qui, par conséquent, rend si troublants les assauts répétés du gouvernement conservateur contre Élections Canada et ses fonctionnaires», écrit le Globe and Mail. Selon le quotidien, les conservateurs ont touché le fond du baril en votant contre la motion bloquiste demandant au Parlement de réitérer sa confiance en Élections Canada. Le Globe dénonce cette motion qui n'était, à ses yeux, qu'une manoeuvre politique sans souci aucun pour l'intérêt public. Mais elle a été présentée et il revenait aux conservateurs de l'appuyer. «Ils ont plutôt refusé, de façon imprudente, de reconnaître la légitimité de l'organisme qui doit assurer la tenue d'élections libres.»

Cela m'a poussé à écrire ce qui suit :


Quand nous critiquons la société,
que ce soit au sein du parti Rhinocéros auparavant
ou du parti neorhino.ca maintenant,
c'est pour l'améliorer.

Et depuis plus de 40 ans,
nous avons toujours eu de bonnes relations
avec les gens d'Élections Canada
qui font leur travail avec rigueur,
professionnalisme et dévouement.

C'est justement grâce à des gens comme eux
que nous pouvons exprimer notre point de vue
même si nous ne formons pas la majorité.

Il y a quelques années,
certains politiciens ont voulu nous faire taire
en adoptant des lois inconstitutionnelles,
mais ils ont dû faire marche arrière et nous revoilà.

C'est le même genre de politiciens qui cherchent maintenant
à prendre et à garder le pouvoir en contournant les lois.

Au lieu d'avouer leur erreur,
faire amende honorable et repartir du bon pied,
ils persistent dans la mauvaise direction.

S'ils étaient intelligents pour deux sous,
ces gens devraient savoir que,
quand on a fait une erreur sans s'en rendre compte dans le passé,
on peut être en train en faire d'autres dans le présent
et aussi à l'avenir.

Il s'agit alors d'adopter une attitude très humble,
et surtout pas de continuer
à vouloir imposer sa volonté au reste de la population.

Au contraire, ces gens continuent d'imaginer et d'adopter
des lois contraignantes pour nous obliger à vivre selon leur idée.

Et c'est pourquoi nous devons tous appuyer sans ambiguïté
les gens d'Élections Canada dans cette affaire.

Car c'est grâce à des gens comme eux que nous aurons un jour
les politiciens éclairés qui imagineront et adopteront des lois
pour nous permettre de vivre selon nos propres idées.

C'est d'ailleurs justement ça l'idée de la démocratie.

Sergio