samedi 25 juillet 2009

«I want to be free!»

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Jeudi soir à la Casa obscura,
j'ai vu le film «L'encerclement» de Richard Brouillette.

Et les arguments des défenseurs du néolibéralisme
continuent de refaire surface dans mon esprit.

J'ai l'impression que chacun d'entre eux
a passé tellement de temps à fignoler sa théorie,
qu'il en a négligé de suivre les récentes découvertes
sur la conscience et l'infiniment petit.

Ces deux domaines sont intimement liés,
car on ne peut comprendre l'un sans tenir compte de l'autre.

Et qu'est-ce que cela a à voir avec le néolibéralisme ?

Hé bien le néolibéralisme est fondé sur l'idée
que les individus sont séparés les uns des autres.

Et la science a démontré qu'il n'en est rien.

Physiquement, notre corps est indissociable de son environnement,
à tel point qu'il est beaucoup plus difficile qu'on ne le croit
de déterminer où il commence et où il s'arrête.

Phychiquement, notre pensée est indissociable de celle des autres,
la conscience se connecte sur l'inconscient des milliers de fois par seconde
et bien malin qui peut distinguer
ce qui vient de nous de ce qui vient des autres.

Bref, l'univers il n'est pas compétitif,
il est coopératif et holographique.

Dans son texte «Les fondements du capitalisme en 100 mots»,
Jérémie T.A. Rostan explique très clairement
la théorie générale de la concurrence.

Pour fitter dans ce moule, il faut que toutes les personnes
soient non seulement séparées les unes des autres,
mais aussi en compétition les unes avec les autres.

Les gens sont soit
en mode consommation en train de jouir d'un bien acquis,
soit en mode production
en train de gagner de l'argent pour jouir plus tard.

Qu'est-ce que tu fais si t'aimes ton travail ?

Qu'est-ce que tu fais si t'as pas le goût de consommer,
mettons qu'y a absolument rien qui t'intéresse
dans ce qu'ils fabriquent dans ce trou perdu ?

Dans le monde capitaliste idéal de Monsieur Rostan,
les gens font librement des transactions réciproquement profitable
calculant chaque geste de façon à optimiser sa jouissance de la vie.

Comme l'intervention de l'État serait réduite au strict minimum,
presque tout serait privatisé, alors il faudrait négocier pour tout,
à partir du privilège de marcher sur un trottoir,
jusqu'à celui de pisser quelque part.

Selon Monsieur Rostan, il y a trois sortes de monde :

Les capitalistes, les entrepreneurs et les salariés.

Et d'après lui, la seule différence entre les trois
est leurs préférences relatives pour le présent et la sécurité.

Je ne vais pas reprendre point par point le raisonnement,
je vais exposer une autre façon de penser :

La richesse est créée au moment où quelqu'un fait quelque chose.

Quand quelqu'un qui fait rien est payé quand même,
la richesse n'a pas été créée, elle a seulement changé de mains.

Ainsi, les capitalistes ne créent aucune richesse,
ils ne font qu'accumuler la richesse créée par les autres.

Les entrepreneurs se trouvent à la jonction
entre un groupe d'employés et un groupe de clients.

Dans les faits, les employés répondent aux besoins des clients.

Qu'est-ce qu'il vient faire l'entrepreneur là-dedans ?

Dans le meilleur des cas, il travaille comme les autres.

Trop souvent, il est complètement déconnecté de la réalité
et les employés se démènent comme de leur mieux
pour protéger la compagnie contre son patron.

D'après moi, comme ils ont pas perdu grand chose,
quand ils se sont débarrassés des rois à la fin du Moyen Âge,
on perdrait pas grand chose non plus
si on se débarrassait des patrons maintenant.

La vie sur cette planète ne dépend pas des autorités,
elle dépend des bénévoles et des personnes
qui s'en occupent malgré les autorités.

Et la majeure partie de la population de ce monde survit
en dépit des capitalistes qui veulent se la couler douce
après nous avoir mangé la laine sur le dos.

Voilà !

Sergio

1 commentaire:

Jean-Yves a dit…

Je ne fais aucun commentaire mais je réfléchis et je trouve ça édifiant. Merci.
jean-yves